Par Dichi Joseph
L’ancien sénateur Moïse Jean-Charles devra se présenter devant le parquet de Port-au-Prince ce jeudi 16 juillet 2026 à 10 heures du matin. Cette convocation judiciaire intervient après des déclarations faites lors d’un rassemblement politique au Cap-Haïtien, où l’ancien parlementaire a appelé les citoyens haïtiens à se mobiliser contre le pouvoir en place.

Figure importante de l’opposition politique haïtienne, Moïse Jean-Charles a vivement critiqué l’action du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Dans son discours, il a accusé le chef du gouvernement de signer des accords qu’il considère comme « illégaux » et « abusifs », particulièrement concernant l’exploitation des ressources minières du pays.
Selon l’ancien sénateur du Nord, ces contrats représenteraient une menace pour les intérêts économiques et stratégiques d’Haïti. Il estime que la population doit se mobiliser afin d’exiger davantage de transparence dans la gestion des ressources naturelles nationales.
Des appels à la mobilisation qui provoquent des réactions
Lors de son intervention publique, Moïse Jean-Charles a utilisé des termes forts en évoquant des opérations de « dechoukay » et de « boule ». Ces expressions, souvent associées à des périodes de soulèvements populaires en Haïti, ont provoqué des réactions au sein de la classe politique et de la société civile.
Ses propos soulèvent notamment des interrogations sur la nature des mobilisations annoncées et sur les risques d’une nouvelle période d’instabilité dans un pays déjà confronté à de nombreux défis sécuritaires et institutionnels.
La convocation du parquet pourrait être une étape importante dans l’examen des déclarations de l’ancien sénateur et dans la réponse des autorités judiciaires face aux discours politiques jugés préoccupants.
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Une pression politique croissante sur le gouvernement
Le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé fait actuellement face à plusieurs critiques venant de secteurs politiques et sociaux qui réclament des changements dans la gestion du pays.
Pour ses opposants, les décisions gouvernementales, notamment celles liées aux ressources naturelles et aux accords économiques, doivent faire l’objet d’un contrôle plus approfondi. Ils réclament également une plus grande participation citoyenne dans les grandes orientations nationales.
De son côté, Moïse Jean-Charles cherche à mobiliser ses partisans autour d’un changement politique qu’il considère nécessaire pour l’avenir d’Haïti.
L’appel lancé à la communauté internationale
Dans son intervention, l’ancien sénateur a également adressé un message aux partenaires internationaux d’Haïti. Il demande notamment à l’OEA, à la CARICOM, au Core Group, aux États-Unis et au Canada de soutenir une transition politique et un changement de leadership à la tête du pays
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Cette démarche illustre la dimension internationale de la crise politique haïtienne, où les acteurs nationaux sollicitent régulièrement l’appui ou l’intervention de partenaires étrangers.
Alors que la convocation de Moïse Jean-Charles approche, l’attention reste portée sur les prochaines étapes judiciaires et politiques de cette affaire, qui pourrait influencer davantage le climat politique en Haïti.

