Le gouvernement haïtien intensifie ses efforts pour accélérer le processus électoral
Les autorités placent les élections au cœur de la transition
Le gouvernement haïtien a réaffirmé sa volonté d’accélérer le processus électoral afin de respecter le calendrier de la transition et de permettre un retour à l’ordre constitutionnel. Dans un communiqué officiel publié ce jeudi, l’Exécutif a salué l’initiative de la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Dre Sandra Paulemon, qui a lancé un appel à l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux afin de lever les obstacles susceptibles de ralentir l’organisation des prochaines élections.
Par Dichi Joseph
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Selon le gouvernement, cette démarche traduit la détermination des autorités à faire des élections « la priorité absolue de la transition ». Le communiqué insiste sur la nécessité d’une mobilisation collective pour créer les conditions favorables à la tenue d’un scrutin crédible, inclusif, transparent et démocratique.
Un engagement renouvelé du Premier ministre
Le gouvernement souligne que, sous le leadership du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, toutes les institutions concernées restent mobilisées pour accompagner le Conseil électoral provisoire (CEP) dans l’accomplissement de sa mission.
Les autorités affirment travailler en étroite collaboration avec le CEP afin de respecter les échéances prévues par le calendrier électoral. Elles rappellent que la réussite du processus dépend non seulement des moyens techniques et financiers, mais aussi de l’engagement des différents acteurs politiques et institutionnels.
Dans cette perspective, l’Exécutif estime que le temps des déclarations d’intention est désormais dépassé et qu’il convient de privilégier des actions concrètes permettant d’obtenir des résultats rapides.
Un appel à la responsabilité de tous les secteurs
Le communiqué lance un appel à l’ensemble des institutions de l’État, aux partis politiques, aux organisations de la société civile ainsi qu’aux partenaires internationaux pour qu’ils participent activement à la réussite du processus électoral.
Le gouvernement insiste sur le fait que la transition ne peut être prolongée indéfiniment et que le peuple haïtien attend la restauration d’institutions élues, légitimes et capables de répondre aux nombreux défis auxquels le pays est confronté.
Les autorités considèrent que chaque acteur doit assumer sa part de responsabilité afin d’éviter tout nouveau retard susceptible de fragiliser davantage les institutions nationales.

Des défis persistants
Malgré cette volonté politique affichée, plusieurs défis demeurent. La situation sécuritaire continue de préoccuper une grande partie de la population, notamment dans plusieurs régions du pays où l’insécurité pourrait compliquer l’organisation des opérations électorales.
À cela s’ajoutent les contraintes logistiques, les besoins de financement du processus électoral ainsi que les interrogations de certains acteurs politiques sur les conditions nécessaires à la tenue d’élections réellement libres et transparentes.
Le CEP devra également poursuivre les préparatifs techniques tout en renforçant la confiance des citoyens envers le processus démocratique.
Le retour à l’ordre constitutionnel comme objectif
Pour le gouvernement, le retour à la légitimité des institutions constitue une exigence nationale. Les autorités estiment que les prochaines élections représentent une étape essentielle pour sortir durablement de la transition politique et permettre aux citoyens de choisir librement leurs dirigeants.
Le communiqué rappelle qu’aucun retard ne devrait compromettre ce rendez-vous démocratique et appelle toutes les parties prenantes à privilégier l’intérêt supérieur de la nation.
Si les engagements annoncés se traduisent par des actions concrètes dans les prochaines semaines, les autorités espèrent créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections capables de renforcer les institutions républicaines et de contribuer à la stabilité du pays.
La réussite de ce processus dépendra toutefois de la capacité des différents acteurs politiques, institutionnels et internationaux à travailler de manière concertée afin de relever les défis sécuritaires, logistiques et organisationnels qui subsistent. Les prochains mois seront donc déterminants pour l’avenir de la transition et pour le retour d’Haïti à un fonctionnement pleinement constitutionnel.

