Marco Rubio accuse la CPI de menacer les États-Unis et annonce de nouvelles sanctions

Marco Rubio accuse la CPI de mener une « guerre » contre les États-Unis et promet de nouvelles sanctions

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PAR Dichi Joseph | Le Monde & Haïti


Les tensions entre les États-Unis et la Cour pénale internationale (CPI) continuent de s’intensifier. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a vivement critiqué l’institution judiciaire internationale, l’accusant de mener une véritable « guerre » contre les États-Unis en s’appuyant sur les mécanismes du droit international.

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Selon Marco Rubio, la Cour pénale internationale constitue désormais une menace directe pour les fondements du système politique et juridique américain. Il estime que les traités internationaux et le Statut de Rome sont utilisés pour remettre en cause la souveraineté des États-Unis et pour exposer des responsables américains à d’éventuelles poursuites judiciaires.


Le chef de la diplomatie américaine a appelé les citoyens américains à prendre conscience de cette situation. D’après lui, si les États-Unis ne réagissent pas avec fermeté, leurs militaires, leurs responsables politiques et leurs citoyens pourraient être poursuivis devant une juridiction internationale simplement pour avoir défendu les intérêts de leur pays.


Dans cette optique, le Département d’État examine actuellement plusieurs mesures destinées à accroître la pression sur la Cour pénale internationale. Parmi les options étudiées figurent l’interdiction d’entrée sur le territoire américain pour certains responsables de la CPI, la révocation de visas, le renforcement des sanctions économiques ainsi que d’autres restrictions visant les personnes ou organisations liées à la Cour.

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Selon des informations rapportées par rfi, un haut responsable américain, ayant requis l’anonymat, a indiqué que Washington mène également une vaste offensive diplomatique auprès de ses partenaires internationaux. L’objectif est d’encourager les États actuellement parties au Statut de Rome à se retirer de la Cour pénale internationale et à suspendre toute forme de financement ou de coopération avec cette institution.


Parallèlement, les États-Unis sollicitent les pays qui, comme eux, ne sont pas membres de la CPI afin qu’ils utilisent leurs réseaux diplomatiques pour soutenir cette initiative. Selon ce responsable, aucune option diplomatique n’est exclue dans cette campagne destinée à limiter l’influence de la Cour.

Cette nouvelle offensive illustre la profonde détérioration des relations entre Washington et la CPI. Depuis plusieurs années, les autorités américaines contestent la compétence de cette juridiction lorsqu’elle envisage d’enquêter sur des ressortissants américains ou sur les actions de l’armée des États-Unis à l’étranger.


Sous la présidence de Donald Trump, plusieurs sanctions avaient déjà été imposées à des magistrats et responsables de la Cour pénale internationale. Ces sanctions comprenaient notamment des restrictions de voyage vers les États-Unis ainsi que le gel de certains avoirs financiers relevant de la juridiction américaine.


Pour les autorités américaines, la CPI dépasse son mandat lorsqu’elle cherche à exercer sa compétence sur des citoyens d’un État qui n’a jamais ratifié le Statut de Rome. Washington considère que cette pratique porte atteinte à sa souveraineté nationale.


À l’inverse, les défenseurs de la Cour pénale internationale estiment que la CPI joue un rôle essentiel dans la lutte contre l’impunité pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides. Ils rappellent que la mission de la Cour consiste à poursuivre les auteurs des crimes les plus graves lorsque les juridictions nationales sont incapables ou refusent d’agir.

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Les déclarations de Marco Rubio interviennent donc dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Washington et la justice pénale internationale. Elles laissent présager un nouveau durcissement de la politique américaine envers la CPI et pourraient raviver les débats sur l’équilibre entre souveraineté nationale et justice internationale.

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