Moïse Jean-Charles refuse de se présenter au parquet de Port-au-Prince, ses avocats rencontreront le commissaire du gouvernement
Suivez nous sur Facebook ou Twitter pour rester à l’affut de l’actualité.
Par Dichi Joseph
Le Monde & Haïti –16 juillet 2026
L’ancien sénateur et leader du parti politique Pitit Dessalines, Moïse Jean-Charles, ne se présentera pas ce jeudi au parquet de Port-au-Prince, malgré la convocation du commissaire du gouvernement. Ses avocats ont annoncé qu’ils se rendront à sa place afin d’expliquer les raisons de son absence et d’informer les autorités judiciaires que leur client ne sera pas en mesure de répondre aux questions du parquet.

Selon l’ancien parlementaire, les propos à l’origine de cette convocation ont été tenus lors d’un rassemblement au Cap-Haïtien, dans le département du Nord, et non dans la juridiction de Port-au-Prince. Il estime donc que le commissaire du gouvernement de la capitale n’est pas l’autorité compétente pour l’interroger sur cette déclaration.
« Le CG de Port-au-Prince n’est pas un commissaire du gouvernement de la République », a déclaré Moïse Jean-Charles. Crédit : Métronome
L’ancien sénateur maintient par ailleurs ses propos concernant une éventuelle opération de « dechoukaj » visant le Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé. Il affirme ne pas craindre une éventuelle procédure judiciaire et considère cette convocation comme une forme de persécution politique.
Lire aussi Moïse Jean-Charles convoqué par la justice après ses déclarations contre le gouvernement
« Je n’ai pas peur de la persécution politique », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant que le parquet de Port-au-Prince ne serait pas l’institution appropriée pour lui demander des explications sur des propos prononcés dans le Nord du pays.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions politiques en Haïti, où les déclarations de plusieurs acteurs publics font régulièrement l’objet de réactions judiciaires et politiques. Les autorités cherchent notamment à prévenir toute incitation pouvant conduire à des troubles ou à des violences dans un pays déjà confronté à une crise sécuritaire et institutionnelle profonde.
La rencontre entre les avocats de Moïse Jean-Charles et le commissaire du gouvernement devrait permettre de clarifier la position de l’ancien sénateur et de déterminer les prochaines étapes de cette affaire.
Pour l’instant, le dirigeant de Pitit Dessalines reste ferme sur sa position et affirme vouloir poursuivre son combat politique contre les dirigeants actuels du pays.

